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Bombaye

VillagesBombayeSuperficie : 630ha 51a 84ca
Habitants : 804

 

Le village de Bombaye s'étire de part et d'autre de la Chaussée du Comté de Dalhem (RN 624). D'un côté, la superbe Chapelle de la Tombe évoque un passé chargé d'histoire. De l'autre côté, la petite école maternelle parie sur le futur de ses élèves.

 

Au rayon " Personnalités "

XavierdeReulXavier de REUL (Bombaye 1830 - Bruxelles 1895)

Géologue et auteur de nombreux romans. Personnage fantaisiste et attachant. Le célèbre romancier Camille Lemonnier le comptait parmi "les accoucheurs de la littérature française de Belgique".
Maison natale : ancienne seigneurerie de Bombaye, rue de l'Eglise n° 1.
Xavier est inscrit à l'école de Visé (on l'imagine galopant dans la campagne de Mons, jouant dans la Berwinne, ...). Il obtient un premier prix de français. Puis il fréquente le Collège des Jésuites à Liège.
Tous les enfants de Reul se regroupent souvent autour de la grand-mère, ancienne chanoinesse du chapitre de Sinnich, touchante par ses manières précieuses et ses habitutdes de la fin du XVIIIème sicèle. " Avec un père débonnaire, une mère effacée et tendre, une liberté grande, la vie devait être douce à Bombaye " écrit Marie Gevers (nièce de Xavier de Reul et écrivain).
Malheureusement, les parents meurent du choléra en mai en juin 1849 et la famille se disperse. Les biens sont vendus.
Xavier, inscrit à l'Université de Liège, en seconde année à la Faculté de Philosophie, quitte le pays. Il passe à Paris puis à Mayence (en Allemagne) où il donne des leçons de français. Connaissant déjà le flamand grâce à sa grand-mère, Xavier apprend l'allemand très rapidement. Xavier reçoit parfois de l'argent par son tuteur.
En 1853, il séjourne à Venise puis Florence où il se fiance à Fanny Hünerwadel, une jeune cantatrice zurichoise qui joue également du piano, compose (elle connaît personnellement Liszt, Vieuxtemps, Wagner), parle français, anglais et italien !
Mais Fanny est gravement malade et décède. Xavier, effondré, rentre en Belgique en juin 1854 à Liège.
Etudiant à la Faculté des Sciences, il se consacre ensuite exclusivement à la géologie.
Il seconde le directeur du Musée d'Histoire Naturelle à Bruxelles, entre à l'Ecole des Mines.
Mais Xavier De Reul ne sait pas d'engager dans une voie définitive ni dans un attachement durable. Il a perdu ses parents, s'est dégagé de son tuteur, a perdu sa fiancée, ne termine pas ses études. C'est un fantaisiste génial et rêveur.
Xavier habite quelques temps à Bruxelles chez sa soeur Julie, à Gand chez Lambertine, à Liège où il a de la famille. il aime également les Ardennes.
Xavier n'arrive pourtant pas à terminer son roman. Il ne parvient pas à exorciser le souvenir de Fanny, toujours bien présente dans son oeuvre (sous les traits de Hulda). Il a besoin de retourner en Italie, en 1866, pour se décider à retravailler son oeuvre.
En 1866 aussi, il publie "Les pensées Poétiques" ; en 1868 "Le Beau Turso", nouvelle, et "Le Mauvais Oeil", conte en vers.
En 1867, De Reul rencontre Mathilde Tuyaerts, de Boom. Le père de la jeune fille s'inquiète de lui voir épouser un homme aussi instable. De Reul a de la fortune mais aucune occupation régulièrement rémunérée. Le mariage est sans cesse reculé. De Reul consent à entrer dans la briquetterie de son beau-père. Le mariage est enfin célébré le 3 août 1870 mais c'est trop tard pour emmener Mathilde en voyage de Noces en Italie. La guerre franco-allemande bat son plein. Le Couple va dans les Ardennes mais rentre plus tôt qui prévu : la Meuse charrie des cadavres.
Un fils, Paul, naît en 1871. Xavier ne s'habitue pas à son emploi malgré le salaire annuel exorbitant de 10.000F ! Il regagne Bruxelles. Le 28 novembre 1872, Mathilde meurt en donnant naissance à leur fille Juliette. De Reul se consacre alors à l'éducation de ses enfants. Ses activités scientifique et littéraire s'épanouissent : sortie en 1874, enfin, de son roman commencé bien des années auparavant "Le Roman d'un géologue".
" Je traversais pour la première fois le mont Cenis …
… J'ouvris la portière (de la diligence) et, la refermant sur moi, je me juchai sur le marche-pied, derrière la voiture, dans l'attitude d'une grue après le coucher du soleil …
… Quelle enivrante sensation d'aspirer à pleins poumons la fraîcheur d'une nuit de mai ! Quel plaisir de raser la terre à un pied du sol, effleurant en passant les précipices, où s'engouffrent, chargés d'écume, roulant des cailloux et des branches d'arbre, les torrents de la montagne !
… Ainsi cramponné, je roulai, secoué sur mon perchoir, jusqu'à ce que la route devînt tortueuse et escarpée. Des rochers verticaux se dressèrent devant nous, sombres et luisants, nous enfermant peu à peu de toute part, sous un dôme parsemé d'étoiles. Je profitai du ralentissement de la diligence pour mettre pied à terre et remuer mes jambes. Quelle féérie !
… Plus loin la route s'aplanissait : dia, dia, dia ! haï, haï ! les muletiers fouettaient leurs mules, et je regagnais mon marche-pied pour descendre plus loin et remonter encore, suivant les sinuosités du terrain. C'est ainsi que j'accomplis une bonne partie de mon voyage. "
" Je vous apprendrai la géologie et nous dînerons sur l'herbe, lui dis-je.
Cette promesse lui arracha des cris d'allégresse : - nous allons faire le printemps, débarrassons …
et, joignant le geste à la parole, elle venait d'empoigner un guéridon sur lequel j'avais placé, pour les sécher au soleil, mes deux fossiles les plus précieux. "
" Elle s'agenouillait devant moi, elle me présentait la médecine, dont la coloration, je l'avoue, m'inquiétait un peu ; mais elle y avait trempé ses lèvres avec tant de grâce, elle tenait la tasse, elle agitait le sucre avec une foule de gamineries si adorables, qu'il n'y avait pas moyen d'y résister, et je buvais à même tout ce qu'elle me donnait.
Il faut avoir connu la solitude, il faut avoir erré dans la vie, inaperçu, dédaigneux de soi-même, usant ses forces à dessécher son cœur, pour se figurer avec quels transports j'accueillais le sourie de la bien-aimée qui me guidait, comme une étoile vers ce monde inconnu plein d'enchantements et de douceurs. "
Sortie, en 1882, du conte " Un Grand Artiste " ; collaboration de 1874 à 1890 à la Revue de Belgique, en 1877 à l'Art, en 1887 à la Revue Britannique ; édition de 4 autres romans : " Les Enfants d'Apollon " 1890 (un des premiers romans consacrés au monde du cirque - celui du Quai de la Batte à Liège), " Le Chevalier de Florelle " (1892), " Autour d'un Chevalet " (1893), " Le Peintre Mystique ".
De Reul fréquentait le cénacle de peintres et d'artistes habitués du café " Villa Hermosa ". Il avait également une activité de vulgarisateur et de conférencier.
Marie Gevers raconte aussi, à propos de De Reul : " C'était à un dîner de famille. Xavier De Reul et ses deux enfants, mes cousins, assistaient au long et succulent repas … Les histoires de l'oncle De Reul enchantaient les enfants … Nous sentions tous, même moi, la benjamine, combien la fantaisie de De Reul agaçait l'esprit conformiste de la Tante Louise. Nous savions qu'elle nous dirait après, d'un ton négligent : " Il ne faut pas croire la moitié de ce qu'il raconte ". Les histoires qui nous amusaient étaient très simples … des anecdotes, des souvenirs de voyages, mais racontées sur un ton inimitable. Je me rappelle qu'il nous dépeignit, en quelques traits aigus, les promeneurs du dimanche en Allemagne. Il les rendait si vivants que je crois aujourd'hui les avoir vus moi-même. C'était, par exemple, à Bonn où existe un écho célèbre. L'oncle De Reul criait comme les touristes, d'une voix lourde, s'adressant aux statues de Flore ou de Pomone : " Wie heist der Burgmeister von Oberwezel " ! ... L'écho répondait " Ezel " (âne). Le conteur terminait en imitant les rires ravis qui accueillaient cette expérience.
Il arrivait toujours à l'improviste à la campagne où nous demeurions. Prévenir ? s'engager d'avance ?, impossible pour Xavier De Reul. En automne, ma mère lui bourrait les poches de poires qu'il adorait. A la visite suivante, il racontait comment il les avait distraitement mangées toutes, les prenant une à une dans ses poches, et avait ramené à la réalité par l'air ahuri des autres voyageurs, qu'il décrivait avec un esprit malicieux. "
Xavier De Reul décède subitement le 22 avril 1895 à Bruxelles. Son fils, Paul, restera célibataire et sa fille Juliette aura un fils, Emmanuel Stiévenart, décédé à Bruxelles le 21 mai 1994, sans enfant.
Pour terminer, voici ce que Paul De Reul, professeur de littérature anglaise à l'Université de Bruxelles, a dit de son père : " Entre l'apparition de la légende d'Ulenspiegel, de Charles de Coster, et l'entrée en scène de la Jeune Belgique, Xavier De Reul représentait à peu près et d'une façon originale, sinon puissante, la littérature française en Belgique ".
Bibliographie :
- " Roman d'un géologue ", préface de Gustave Charlier suivie des " Souvenirs sur Xavier De Reul " par Marie Gevers (disponible dans les bibliothèques de Dalhem et Warsage)
- Liste des œuvres gracieusement fournie par l'Académie Royale de la Langue et de la Littérature françaises, et complétée par M. Léon Linotte de Bombaye.

 

Aéroplane à BombayeLéon PARISOT (Bezalles 1881 - Bombaye 1913)

Pionnier de l'aviation.
Pilote-constructeur intrépide, il pose son aéroplane sur l'esplanade des Invalides à Paris en septembre 1912 ... après avoir renversé un réverbère. Il sort vivant de son avion disloqué en 3 morceaux.
Le 29 juin 1913, il se tue lors d'une exhibition à Bombaye.
Son nom figure sur "la croix des six" (entre Berneau et Bombaye).

 

Curiosités locales

 

LogoOasisRefuge pour ânes

Créé en janvier 2005 par un groupe de passionnés bénévoles, cette asbl a pour but la protection et la sauvegarde des ânes.
Le refuge accueille des ânes en difficulté (détresse des propriétaires, abandon, maltraitance, saisie, ...). Sa mission première est de les soigner.
Les pathologies rencontrées sont multiples (plaies, maladies, malnutrition, problèmes de pieds, ...).
Le plus souvent, ces problèmes physiques s'accompagnent de problèmes comportementaux qui demandent parfois de longs mois de soins journaliers avant que nos amis à longues oreilles ne retrouvent une existence sereine.
Une fois remis sur piedl les ânes peuvent être adoptés (tout en restant propriété à vie de l'asbl) ou finir leurs jours paisiblement au refuge.
Tous les ânes qui quittent le refuge sont en bonne santé, vaccinés, vermifugés, pucés, correctement parés (soins de maréchalerie), castrés (pour les mâles) et éduqués.
L'asbl accueille également certains ânes temporairement au sein du refuge, lorsqu'ils sont malades et nécessitent des soins très réguliers, lorsqu'ils présentent des problèmes de comportement auxquels leur propriétaire a du mal à faire face ou, tout simplement, pour leur éviter de rester seuls lorsque leur propriétaire est en vacances.
L'asbl s'occupe également de prévention et d'information aux (futurs) propriétaires d'ânes afin d'éviter au maximum les abandons. L'asbl organise régulièrement des journées (ou demi-journées) d'information relative aux soins et à l'éducation des ânes, auxquelles sont systématiquement présents une vétérinaire et un maréchal-ferrant spécialisés dans les ânes.
L'asbl épaule tous les propriétaires d'ânes qui en font la demande dont, bien évidememnt, toutes les généreuses familles adoptantes.
Le refuge est accessible de 14h à 17h tous les 1er et 3ème dimanche du mois.
N'hésitez par à leur rendre visite : Oasis des ânes
Vous pourrez visiter les installations et rencontrer les pensionnaires.

 

Sites classés

 

SiteClasséChapelleDeLaTombeChapelle de la Tombe ou chapelle de la Sainte-Croix

Vers 562, Sigebert, roi de Metz et d'Austrasie, repousse les Huns. Sur la tombe de ses guerriers, il fait élever un petit oratoire (Tumba). L'édifice devient ensuite un ermitage, est reconstruit en 1644 et restauré au XVIIIème siècle et XIXème siècle. Des pélerins venaient y demander "aide dans leurs maux, spécialement contre la fièvre".
Nef en moellons de calcaire.
Chapele classée en 1936.
Dernière restauration en 2000.

 

SiteClasséEgliseSaintJeanBaptisteEglise Saint-Jean Baptiste

L'église, déjà citée au XIIème siècle, est une des plus anciennes du Comté de Dalhem.
Tour médiévale, haute et massive.
Choeur gothique du XVIème siècle en moellons de grès et de calcaire.
Les nefs centrales ont été reconstruites en briques sur soubassement de moellons en 1753.
Eglise classée en 1936.

 

SiteClasséMaisonRueTilleul17Maison rue du Tilleul n° 7

Vers la droite, millésime 1617.
Porte calcaire à linteau droit, fenêtres à pourtour de bois et contrevents des XIXème et XXème siècles.
Maison classée en 1984.

 

SiteClasséManoirRueDeEglise1Manoir, rue de l'Eglise n° 1

Ancienne seigneurerie de Bombaye. Bâtiments de briques et calcaire des XVIIème et XVIIIème siècles.
Maison natale de Xavier de Reul, géologue et écrivain (1830-1895).
Classement en 1979.